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Réunions mensuelles
Contact : Frère Joseph-Marie
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Prochaine  rencontre
autour de l'Evangile selon St Marc :
Mardi 11 octobre , 20h15, 
presbytère saint Martin, 12 rue Alart.
 

TEMOIGNAGES

Christian ROBERT 

1° Qui suis-je ?
Christian, 58 ans, né dans une famille catholique pratiquante, deux grands oncles prêtres, messe le Dimanche quand on allait chez les grands-parents.
C’était plus un devoir qu’un choix ; à l’adolescence, scoutisme , plus tard, équipes de Notre Dame qui sont des réunions de couple échangeant sous la lumière de l’évangile.
Puis le questionnement et un certain décalage entre la pratique chrétienne et la vie familiale et professionnelle qui ont entraîné un détachement de la religion mais pas de la foi puisque je n’en avais pas vraiment.
2° Expérience de la foi :
Pas d’expérience jusqu’à plus de 50 ans, malgré l’exemple de ma mère, très pratiquante. La raison est due à un manque d’explications, d’accompagnement ;
La foi est une grâce que je n’avais pas reçue ; les messes ne m’évoquaient rien et étaient ennuyeuses.
3° Détour – Quête :
Par le bouddhisme, recherche d’un sens à la vie pendant plus de dix ans.
4° Elément déclencheur :
En participant au parcours Alpha et ensuite à « l’Effusion du St Esprit »
Je me suis rapproché à nouveau de la religion catholique et ce début d’expérience m’a aidé traverser une étape difficile de ma vie.
Petit à petit l’image du Christ s’imposait et me portait , l’oraison plutôt que la prière prenait du sens.
5° Etat de croyant :
Cet état est non statique, en évolution permanente, il apporte de la paix et une certaine joie ; c’est important d’être en relation avec un groupe, une église, qui représentent le corps du Christ.
J’accepte de ne pas avoir une foi absolue mais je l’entretiens par la présence à Jésus-Christ tous les jours et c’est une aide précieuse.
 
 Anne-Marie, «recommençant» depuis mai 2016.

Je suis née il y a 68 ans, dans une famille moyenne, catholique comme tout le monde mais sans plus, élevée à l’école communale (l’école de la République).
Mon père est dans la Marine d’état, donc rigoureux mais pas méchant. Il avait été enfant de chœur dans son enfance et a ensuite quitté le monde religieux. Ma mère est pratiquante, mais sans aucune culture religieuse ; elle nous entraine à la messe le Dimanche tant qu’on n’ose pas lui dire non. On ne parle jamais de religion dans la famille. Ma sœur ainée à l’école normale d’institutrices est gauchiste anticléricale…Mon frère a été élevé dans un collège religieux tenu par des pères blancs ; j’ai bien peur qu’il n’ait rien écouté, et tout oublié…
Vers 12 ans j’ai des expériences spirituelles, sans savoir ce qui se passait, en solitaire, sans personne pour me guider, solitaire…Depuis je baigne dans la spiritualité, je ne fais qu’un avec la nature, le ciel, les grands espaces, et aussi les animaux, en particulier les chats, les oiseaux, les papillons. Et puis j’ai compris que les autres n’étaient pas comme moi, et ce n’était pas bien. Je me suis donnée l’ordre d’oublier, une petite voix me demandant jusqu’à quand ? : «plus tard, quand je serais assez grande pour comprendre ». J’ai tout oublié, je n’ai gardé que mon bon contact avec la nature et les animaux. Je suis complètement sortie du giron de l’Eglise.
Vers 30 ans, je me sens mal au sein de l’entreprise, et commence à chercher autre chose; je quitte l’entreprise; grâce à mes nombreux loisirs, je lis beaucoup:  new âge, franc maçonnerie (2 mois), et enfin bouddhisme : J’ai un coup au cœur… je cours en Dordogne et les centres bouddhistes, le cœur plein d’amour; ça a duré de 92 à 99, avec 5 voyages aux Indes et au Népal ; mais, j’ai dû en faire trop, trop vite, ça devenait étouffant, j’ai pris la fuite. Puis cap sur les Pyrénées Orientales, je m’installe au bord de la mer (les grands espaces) avec la ferme intention d’y finir mes jours (j’ai 51 ans).
En l’année dernière lors d’une visite guidée des anciens monastères de Perpignan, je rencontre des prêtres, et commence à me rappeler des bribes de ce qui s’est passé pour moi quand j’avais 12 ans ; je retourne à la messe, le cœur de nouveau débordant d’amour (pour Dieu ?). Je découvre les chœurs grégoriens, l’orgue, et mon cœur éclate de bonheur. Je m’inscris à une journée spirituelle, je rencontre les «Recommençant».
Ouf! J’ai trouvé ma voie. Mais le soufflé est retombé, il faut l’entretenir. Je crois en Dieu, mais j’ai des difficultés avec Jésus Christ. Je me bâtis une culture religieuse catholique que je n’ai jamais eue…..
Je cherche toujours ma voie.
Je continue de me poser des questions: ai-je la foi ?
Je chercherai toute ma vie.
 

  Tels les disciples d'Emmaüs

pelerinsemmaus.jpg  Vous souvenez-vous de
l'aventure des disciples
d'Emmaüs. (Lc 24,13-35)

 

Ils ont suivi le Seigneur.
Ils ont été témoins de ses miracles.
Ils sont même allés prêcher en Son Nom.

Puis voilà, Il est mort.
C'est fini, ils n'y croient plus.
Ils jettent l'éponge.


Ils reprennent leur chemin, tristement déçus mais c'est la vie, n'est-ce pas ?
L'expérience est amère. Mais il faut l'assumer. Il est mort, c'est un fait prouvé !

Puis il ya cet étranger qui les rejoint.Les rejoint sur la route, certes, mais surtout dans leur coeur.
Qui les écoute, qui entend leurs questionnements et leur déception.
Qui voit leur scepticisme  teinté d'amertume devant l'expérience des "femmes" qui sont allées au Tombeau et qui racontent quelques extravagances. Cet étranger qui les comprend et qui chemine avec eux leur expliquant Moïse, les prophètes, l'Ecriture. Cet étranger qu'ils reconnaîtront à la fraction du pain. Cet étranger que le Seigneur était devenu pour eux, au fil de leur vécu.

A relire ces textes je me suis dit que Cléophas et son compère furent les premiers "recommençants à croire" de l'histoire. Et leur diligence à reprendre la route de Jérusalem est pleine d'espoir pour tout ceux qui, à leurs façons, vivent des expériences similaires.

Qu'est-ce qu'un "recommençant à croire" ?

« Le terme recommençant indique le désir d’une vraie nouveauté (commencer),
mais en tenant compte de ce qui a été et qui demeure comme trace, souvenir, parfois blessure (c’est ce qu’indique le préfixe re- de recommencer).
Recommencer, ce n’est donc pas barrer ou renier le passé.
C’est au contraire vouloir renouer le fil avec ce qui, dans le passé, a pu avoir valeur de commencement.
Recommencer, c’est rajeunir sa vie, réintroduire un goût de débutant dans ce que l’on vit, re-nouveler sa vie en allant jusqu’à ses racines de foi »
.
Père Henri Bourgeois

Un recommençant est donc un baptisé et catéchisé, mais qui a plus ou moins laissé en « jachère » sa vie de foi.
Il s’interroge sur un nouveau départ éventuel et souhaite en parler. 

Que lui est-il proposé ?

De vivre jusqu'au bout l'expérience des disciples d'Emmaüs.
Une écoute, des temps de rencontre pour « revisiter » la foi chrétienne dans ce qui en fait les sources et les fondements.


 

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