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Edito

Voici qu’il vient, le Prince de la Paix !

Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ». Is  9,5

Nous réentendrons ce passage bien connu du livre d’Isaïe lors de la messe de la nuit de Noël. Bien souvent, la naissance d’un enfant est source d’une joie partagée : joie pour les  parents d’accueillir et de présenter leur enfant, joie pour l’entourage de découvrir la vie qui anime ce petit être et de s’émerveiller de l’espérance qu’il représente. Cependant, la venue d’un enfant entraine aussi de nombreux changements dans la vie de ceux qui l’entourent : il n’est pas possible de faire comme s’il n’était pas là. Que vient donc transformer en nous celui que nous allons célébrer à Noël ?

L’enfant annoncé par le prophète Isaïe apporte le salut pour les hommes d’Israël : il est le signe que Dieu est avec son peuple et va le délivrer de ce qui le tient prisonnier.  Mais l’espérance apportée par ce futur roi dépasse largement l’époque du prophète : elle renvoie aussi au royaume éternel que viendra instaurer le messie, l’envoyé de Dieu. C’est ce que Jésus est venu réaliser en venant dans notre monde et en se faisant homme parmi les hommes. Dans la Joie de l’Evangile (n°229), le pape nous rappelle que « le Christ a tout unifié en lui : le ciel et la terre, Dieu et l’homme, le temps et l’éternité, la chair et l’esprit, la personne et la société. Le signe distinctif de cette unité et de cette réconciliation de tout en lui est la paix : Le Christ « est notre paix » (Ep 2, 14). »

La paix est donc signe de l’œuvre de Dieu dans notre monde et de l’actualité de son règne au cœur de la vie des hommes. En étant nous-mêmes bâtisseurs de paix, en contribuant à l’unité dans les lieux où nous vivons, nous pouvons être témoins de cette bonne nouvelle. En annonçant comme les disciples : « Paix à cette maison ! » (Lc 10, 5) là où nous allons, nous pouvons transmettre ce que nous avons nous-mêmes reçu de la part de Dieu.  Mais comment être signe de paix, si nous ne prenons pas d’abord le temps de faire un peu de place à  Celui qui est « notre paix » ?

Le beau temps de l’Avent qui s’ouvre maintenant nous en donnera l’occasion. Nous pouvons noter en particulier un échange interreligieux sur le thème « Les religions, un parcours vers la paix ? », le 9 décembre, qui pourra nous y aider. Nous vivrons aussi un temps fraternel le dimanche 16 décembre pour préparer concrètement les festivités de Noël. Enfin, la célébration de la nuit de Noël verra toute la communauté de paroisses rassemblée pour que nous puissions nous réjouir ensemble de la venue du Prince de la Paix.

Belle attente. Il va venir !

Frère Stéphane