Loading...
Edito

Une rentrée sous le signe d’accueil fraternel

Une des caractéristiques de la période estivale est la mobilité ! Notre communauté des paroisses située au « Centre du monde » n’en est pas moins concernée. J’en veux pour preuve ces paroissiens de quelques jours qui nous rejoignent et dont les visages nous sont peu familiers. En attente d’un train, ils ont le temps d’aller à l’église saint Joseph près de la gare prier au cours d’une messe. D’autres y vont parce qu’ils ne pourront pas « prendre » la Messe à temps là où ils sont attendus. A ces paroissiens d’un jour, il faut ajouter ceux qui arrivent nouvellement dans la ville de Perpignan. Ces derniers font le tour des paroisses pour discerner celle dans laquelle ils pourront s’établir. Que ce soit pour ceux d’un jour ou pour ces nouveaux-venus, le défi pastoral est le même : réussir la rencontre de manière à leur donner le goût de revenir prier avec nous ou d’en faire part aux autres. De quels moyens disposons-nous pour relever ce défi ? Citons d’abord, un accueil sans prétention d’enrôlement des personnes, puis une invitation et une proposition à connaître les différentes activités paroissiales qui pourraient les intéresser, toujours en laissant libres les personnes ; enfin le service, j’entends une attention aux besoins des nouveaux-venus. Généralement ces personnes ont le désir et le projet de tisser un nouveau réseau social. Or l’Église en ce domaine est constituée d’un vaste réseau de relations fraternelles. Finalement c’est d’un accueil fraternel que nous avons à témoigner en cette rentrée pastorale. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples » (Jn 13, 35). La croissance en taille et en grâce de notre communauté de paroisses n’est-elle pas à la hauteur des déplacements que nous vivons au contact de ces nouveaux arrivants qui ont franchi le seuil de nos églises ?

Frère Joseph-Marie Tsanang