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Edito

La mort ou la vie, à toi de choisir !

Alors que notre communauté de paroisses se lance résolument, avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de tiraillements, dans ce que l’on appelle une pastorale de croissance, il est bon de nous redire pourquoi. L’inverse d’une pastorale de croissance, c’est une pastorale du déclin, laquelle se contenterait de donner des soins palliatifs d’entretien à des communautés chrétiennes en fin de vie. Voulons-nous que l’Eglise vive ou la préférons-nous moribonde ? Voulons-nous qu’Elle annonce le Christ ou qu’Elle ne change rien à nos habitudes ? Voulons-nous qu’Elle communique Sa Vie aux hommes d’aujourd’hui ou, qu’indifférente à eux, Elle les laisse mourir dans l’ignorance du vrai Dieu? Préférons-nous l’Esprit Saint à l’esprit de clocher ? Alors soyons conséquents, prenons-en les moyens. La pastorale de croissance nous les offre : parcours alpha, parcours des Essentiels, fraternités de services, etc. Mais il est vrai, cela réclame de notre part un changement de regard, une conversion pastorale et missionnaire selon le Pape François.

Nous entrerons en carême le 14 février. Pourquoi ne pas profiter du carême pour travailler, avec l’aide de la grâce, à ce changement de regard, à cette conversion pastorale et missionnaire ? Pour nous y aider voici, à méditer, une belle citation de Charles Péguy : « Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée, c’est d’avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme, c’est d’avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme même perverse, c’est d’avoir une âme habituée. »

Allez, quittons nos pantoufles et chaussons les crampons. Montons ensemble vers la Lumière de Pâques, allons à la source de la Vie !

Frère Christophe