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Recommençant à croire

Recommançant à croire

Réunions mensuelles
Contact : Frère Joseph-Marie
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Qu’est-ce qu’un « recommençant à croire » ?

« Le terme recommençant indique le désir d’une vraie nouveauté (commencer),
mais en tenant compte de ce qui a été et qui demeure comme trace, souvenir, parfois blessure (c’est ce qu’indique le préfixe re- de recommencer).
Recommencer, ce n’est donc pas barrer ou renier le passé.
C’est au contraire vouloir renouer le fil avec ce qui, dans le passé, a pu avoir valeur de commencement.
Recommencer, c’est rajeunir sa vie, réintroduire un goût de débutant dans ce que l’on vit, re-nouveler sa vie en allant jusqu’à ses racines de foi »
.
Père Henri Bourgeois

Un recommençant est donc un baptisé et catéchisé, mais qui a plus ou moins laissé en « jachère » sa vie de foi.
Il s’interroge sur un nouveau départ éventuel et souhaite en parler.

Que lui est-il proposé ?

De vivre jusqu’au bout l’expérience des disciples d’Emmaüs.
Une écoute, des temps de rencontre pour « revisiter » la foi chrétienne dans ce qui en fait les sources et les fondements

 

Témoignage

Je suis née il y a 68 ans, dans une famille moyenne, catholique comme tout le monde mais sans plus, élevée à l’école communale (l’école de la République).
Mon père est dans la Marine d’état, donc rigoureux mais pas méchant. Il avait été enfant de chœur dans son enfance et a ensuite quitté le monde religieux. Ma mère est pratiquante, mais sans aucune culture religieuse ; elle nous entraine à la messe le Dimanche tant qu’on n’ose pas lui dire non. On ne parle jamais de religion dans la famille. Ma sœur ainée à l’école normale d’institutrices est gauchiste anticléricale…Mon frère a été élevé dans un collège religieux tenu par des pères blancs ; j’ai bien peur qu’il n’ait rien écouté, et tout oublié…
Vers 12 ans j’ai des expériences spirituelles, sans savoir ce qui se passait, en solitaire, sans personne pour me guider, solitaire…Depuis je baigne dans la spiritualité, je ne fais qu’un avec la nature, le ciel, les grands espaces, et aussi les animaux, en particulier les chats, les oiseaux, les papillons. Et puis j’ai compris que les autres n’étaient pas comme moi, et ce n’était pas bien. Je me suis donnée l’ordre d’oublier, une petite voix me demandant jusqu’à quand ? : «plus tard, quand je serais assez grande pour comprendre ». J’ai tout oublié, je n’ai gardé que mon bon contact avec la nature et les animaux. Je suis complètement sortie du giron de l’Eglise.
Vers 30 ans, je me sens mal au sein de l’entreprise, et commence à chercher autre chose; je quitte l’entreprise; grâce à mes nombreux loisirs, je lis beaucoup:  new âge, franc maçonnerie (2 mois), et enfin bouddhisme : J’ai un coup au cœur… je cours en Dordogne et les centres bouddhistes, le cœur plein d’amour; ça a duré de 92 à 99, avec 5 voyages aux Indes et au Népal ; mais, j’ai dû en faire trop, trop vite, ça devenait étouffant, j’ai pris la fuite. Puis cap sur les Pyrénées Orientales, je m’installe au bord de la mer (les grands espaces) avec la ferme intention d’y finir mes jours (j’ai 51 ans).
En l’année dernière lors d’une visite guidée des anciens monastères de Perpignan, je rencontre des prêtres, et commence à me rappeler des bribes de ce qui s’est passé pour moi quand j’avais 12 ans ; je retourne à la messe, le cœur de nouveau débordant d’amour (pour Dieu ?). Je découvre les chœurs grégoriens, l’orgue, et mon cœur éclate de bonheur. Je m’inscris à une journée spirituelle, je rencontre les «Recommençant».
Ouf! J’ai trouvé ma voie. Mais le soufflé est retombé, il faut l’entretenir. Je crois en Dieu, mais j’ai des difficultés avec Jésus Christ. Je me bâtis une culture religieuse catholique que je n’ai jamais eue…..
Je cherche toujours ma voie.
Je continue de me poser des questions: ai-je la foi ?
Je chercherai toute ma vie.